Nos Conseillers dénoncent une situation absurde

Publié le par UMP Quebec

francois georgesLa semaine dernière, François Lubrina et Georges Mosser, Conseillers élus à l'Assemblée des Français de l'Étranger, ont attiré l'attention des autorités canadiennes sur la situation des parents français souhaitant rejoindre leurs enfants au Canada.

En effet, la sous-ministre de l'Immigration du Québec, Claire Deronzier, tombait des nues en apprenant, le 18 octobre dernier, lors d'une réunion à Québec au Ministère de l'Immigration et des Communauté Culturelles, et en présence de la Consule générale de France à Québec Hélène Le Gal, que les délais d'instruction, pour que des parents français puissent rejoindre leur enfants établis au Québec et obtenir leur statut de résidents permanents, sont passés de un an en 2000 à sept ans en 2010.

Cette étonnante information, est confirmée par un courriel de Diane Barré, du Bureau d'Immigration du Québec à Paris, daté du 29 septembre 2010 et adressé à Georges Mosser, Conseiller élu à l'Assemblée des Français de l'Étranger : « Les délais canadiens, puisque la majorité des étapes de la démarche sont canadiennes, sont effectivement longs ».

Québec n'est donc pas responsable de cette pénible situation : en effet, et toujours selon ce courriel, la première étape, fédérale, à Mississauga, est de 38 moi; la 2ème, québécoise, est de seulement 20 jours; et la troisième étape, toujours fédérale, est de 9 à 45 mois. Selon le site du CIC (Citoyenneté et Immigration Canada): dans le cadre de la 3ème étape, 80% des cas sont finalisés en 15 mois maximum à Varsovie… mais en 45 mois à Paris!

Parmi les familles françaises qui veulent aider financièrement leurs enfants, le cas du couple Nozati est typique. Leur fils, 40 ans, marié, réputé chef cuisinier installé au Québec depuis 13 ans, a été pendant sept ans aux fourneaux de la célèbre Auberge Hatley où il a même servi le Président Jacques Chirac. Aidé du capital de ses parents, il voudrait investir au Québec dans une entreprise de restauration. À condition qu'ils obtiennent leur résidence permanente, les parents Nozati (diplômés universitaires) sont prêts aider leur fils, à vendre leurs biens en France (plus d'un million d'euros) et à les transférer ici pour y vivre de manière définitive de leur confortable retraite (80 000$ par an).

En ne prenant en compte que les revenus des parrains (les enfants) parfois démunis, plutôt que celui des parrainés (les parents) bien nantis dans ce cas-ci, et qui souhaitent les aider, Ottawa fait perdre ainsi des millions de dollars chaque année au Québec en investissement familial.

 

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